samedi, 25 février 2006
Petits conseils pour animaux de compagnie

En France, les animaux domestiques sont rois. Et cela provoque de multiples problèmes comportementaux, pourtant faciles à éviter dès que la relation homme-animal s’installe.
le chat sur les genoux pour partager le foie gras et le chien sous le sapin ouvrant ses paquets... Rien de bien étonnant finalement en France : 25 % des chats et chiens ont reçu des cadeaux à Noël, et ils ont été 15 % à goûter au repas du réveillon. La place des animaux de compagnie a radicalement changé. Ils sont souvent l’enfant, l’ami, le frère, la douce moitié. Résultat, ils pètent les plombs : appartements dévastés, moquette inondée, coups de dents ou de griffes à répétition.
L’un des débouchés les plus porteurs de l’éthologie animale reste bien sûr l’animal domestique. En investissant sur nos animaux familiers des sentiments inadaptés, nous déclenchons chez eux des déviances comportementales devant lesquelles nous sommes majoritairement très démunis.
Le ressort de cette communication homme-animal incorrecte est bien sûr l’anthropomorphisme, le surinvestissement affectif, notre incapacité à laisser le chien ou le chat à sa place d’animal.
Bien sûr, ces déviances questionnent directement l’organisation de notre société, la dilution du lien social, les difficultés croissantes rencontrées par le plus grand nombre pour développer une socialisation satisfaisante. Quand une personne âgée transforme son bichon en pseudo-bébé, on ne peut que s’interroger sur les fonctions intégratrices de notre société. Mais cette approche ne résoud pas le problème immédiat du comportement déviant de l’animal. Il est difficile de répondre à une famille prise en otage par son chien qu’elle devrait commencer par réfléchir à son propre fonctionnement, aux types de relations qui se sont tissées ou défaites en interne.
Pour répondre à l’angoisse des familles, des maîtres désemparés, se sont créées des consultations comportementales, autrement dit, des consultations éthologiques. Naturellement, les vétos tentent de verrouiller le terrain, et force est de constater la prolifération des charlatans dans ce domaine.
Cependant, on pourrait très bien imaginer, dans un proche avenir, l’ouverture de cabinets de consultations éthologiques, tenus par des éthologues duement diplomés et aptes à répondre à des interrogations, tant des particuliers que des entreprises, ayant trait aux comportements. L’idéal serait de travailler en réseau avec des vétérinaires, des psychologues et des sociologues.
En attendant, les articles de Giulia FOIS rappellent quelques principes de base éthologiquement corrects pour que la cohabitation avec vos chiens et chats se passe le mieux du monde !
Bonne lecture!
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